"LES
COPAINS D'ABORD"
Jacques Curtil «
Responsable De la communication avec la Presse Régionale »
Entre autres…
Jacques, nous sommes en contact depuis plus de 18 mois. Même
si mon incursion au sein du Festival date d’environ deux décennies(c’est
depuis 1989).
P. Juan : Question :
Cette ouverture via la Norvège était-elle sous jacente
ou est-ce un gâteau sur la cerise ?
J.Curtil : Elle était sous jacente, puisque nous nous rendons
depuis une quinzaine d’années au Festival de Greenschist.
Cela a mit du temps pour se concrétiser, lors de nos visites,
il y avait une cinquantaine de films par an.
Ensuite cela a été vite en trois-quatre ans maintenant
cette production tourne aux environs de 180 films.
Une rétrospective était prévue pour le Festival
de 2004, hors il s’est avéré que ces dates, correspondaient
avec le centenaire de leur Indépendance. Et nous avons ainsi
décidé de conclure pour cette année.
Q : Lors de la soirée d’ouverture, Le Festival a fait
honneur à la Norvège. Ce film est «expérimental
», les échos sont mitigés.
R :Oui, c’est vraiment une expérience que le réalisateur
a fait. Et pour ce film aussi surprenant que cela puisse paraître
à chaque fois, « La reprise » est identique pour
faire le tour d’un lien, il déplace la caméra
de 16 centimètres .Oui c’est un film expérimental,
il faut comprendre qu’à ce stade nous en avons vu d’autres.
Il faut le prendre avant tout comme un film d’animation. En
ce qui nous concerne, c’est une réalisation un peu mythique.
M’étant rendu en Norvège pendant pas loin de 10
ans, au fameux Festival dont je parlais précédemment,
ce Festival se déroule en Juin, ils passent ce film en plein
air. Je n’appelle plus cela un film « d’ambiance
».
Q : Serge Godard Maire de la ville et Président de Clermont
Communauté m’a déclaré lors de la clôture
de : « Traces de vie » Le Festival du Court-métrage
est le porte-drapeau Socio-Educatif-Culturel de la ville de Clermont-Ferrand.
R : Oui ! Très bien je dis non ! le Socio Educatif est plus
qu’excessif ! notre manifestation est la plus importante des
trois qui se déroule sur la région, les politiques ont
font bon usage ! (Sic) tu comprends ! Cela veut-il dire que l’ont
est tout ! Non ! Nous avons : « Notre identité ! Notre
indépendance» cela gêne parfois de refuser d’aller
dans le même sens !
Le Festival se veut « Créatif, Artistique, Culturel »…
Traces de vie, Vidéoformes, ont des Art des spécificités
différents des nôtres, ce qui nous empêche pas
d’avoir certains échanges, mais limités ! Ils
sont plus axés sur un certain modernisme, même avec notre
« Compétition Labo » qui effectivement est entre
les deux. Je veux dire entre parenthèses notre tradition fonctionnelle
et la véritable recherche du Vidéoformes.
Comme tu le précisais auparavant, chacun de ses Festivals a
des « zones » bien limitées, sauf peut-être,
le Court-métrage à un degré International.
Q : A l’inverse des autres années, je ressens une «
pression », beaucoup plus importante « Socio-Economique-Politique
» de part là même le « Public » voir
l’ensemble des participants, vous, les Jury, etc…n’allez-vous
pas devenir, n’allez-vous pas nous rendre complices de «
pressions » Politico-Financières qui ressembleraient
à : une intervention chirurgicale sans anesthésie (Comme
dans « Fureur de vivre » des années 70 de James
Dean)
Ce ne sont que mes sentiments en ce moment.
R : Oui, c’est peut-être vrai, mais je ne suis pas comme
toi dans les couloirs, ce n’est pas dans le cadre de mes fonctions,
mais si l’on doit faire un constat depuis le début, quelques
soient les modes de pressions « elles ont toujours existaient
à des degrés moindres ».
On a gardé notre identité, notre le monde, la vie, les
cultures pour que ce soit effectivement un travail d’équipe
où les copains priment d’abord. Même si entre parenthèses
on a des besoins de chaque instant tous les jours. Il est donc vrai
qu’il serait faux de dire que chacun n’a pas sa place.
Oui tu as raison, il y quelque chose qui nous unit c’est celui
d’être une équipe de copains d’abord qui
se consulte.
Je cherche mon mot pour répondre à ta question, je pense
te connaître suffisamment (oui je suis le Panda emmerdeur, parfois
pas simple, difficile à découvrir) pour cataloguer et
l’image la plus précisé que je pourrais donner
est de répondre en donnant le sens le plus véridique
à notre action, donc à quelques chose que tu connais
particulièrement bien, et que les gens gardent un petit peu
trop, ce qui s’appelle l’humanisme.
Q : Veux-tu dire que tu compares le socialisme à l’humanitaire,
humaniste ?
R : Non, pour moi l’humaniste et l’humanitaire sont deux
choses totalement différentes, tu vois parfaitement ce que
je veux dire.
Q : Le fait que la ville de Clermont-Ferrand soit socialiste a-t-il
un impact ?
R : Si eux l’interprète de cette façon-là,
nous avons notre propre identité, notre propre action.
Q : Je ne crois jamais avoir été autant en désaccord
avec les propos.
R : Je ne pense pas que ça y joue, en tout du moins si c’est
le cas, c’est un second rôle.
Q : Bien, nous en parlerons le soir de la clôture ou après,
mais je crois qu’on va vers une grande surprise.
Penses tu que le départ que Roger Guillot a pu donner au Festival
aurait été différent si cela avait été
quelqu’un d’autre ?
R : Oui, car la particularité du Festival de Clermont Ferrand
malgré la venue de deux Ministres de la Culture une femme et
un homme, la première versante, le second promoteur, mais dans
le fond tout est dans la forme, nous n’avons pas toujours épousé
ces modes de procédés. Il faut le reporter ce que je
dis plus haut, il y a des actions où nous ne pouvons rien et
où tout devient politique.
Q : Jacques, j’ai comme un mauvais pressentiment il ne faudrait
pas que le fruit de la passion soit bloqué par des idéologies
de gauche ou de droite, la culture est universelle ?.
R : Evidemment, si ça n’avait été les mêmes
copains, la même équipe, dans les mêmes lieux historiques.
Le Festival, il ne faut pas l’oublier, a commencé à
avoir son essor en 1981; c’était la prise de pouvoir
de François Mitterrand pour la « gauche » il est
évident que l’un des Ministres de la Culture que la France
est quelqu’un qui a fréquenté autant la gauche
que la droite, c’ est quelqu’un pour lequel, quelque soit
la tendance politique, il y a une certaine admiration, c’est
Jacques Lang. Sous son ministère, des choses fabuleuses ont
vu le jour.
Il ne cache pas son passé et manipule difficilement la langue
de bois, pourtant c’est un politique.
Il n’en reste pas moins que notre projet est un projet individuel
d’un groupe et non celui d’une ville.
Q : C’est la première fois que l’on voit le Festival
de Court-Métrage sorti de ses habitudes pour aller via la Coopérative
de Mai, pourquoi ?
R : Il n’y pas de réponse précise ou particulière,
mais peut-être cela est pris dans le cadre du complexe d’une
ville, d’un département, d’une région, voir
d’avantage. Mais les choses sont peut-être plus simples,
à un moment donné, des traductions se sont précisées
entre eux et nous, mais cela venait essentiellement d’eux. Ils
nous ont fait une proposition, on l’a accepté : «
va-t-on la renouveler ? je ne peux le dire actuellement ! ».
Q : Nous nous rencontrons qu’en de très rares occasions
quatre à cinq fois, voir un peu plus en l’espace d’un
an et demi. C’est beaucoup et pas assez ?
R : Oui, mais tu es un personnage, parfois difficile à cerner
pour l’ensemble d’une équipe ; cela ne va pas sans
créer quelques difficultés, enfin en un mot comme en
milles, nous ne sommes pas là pour parler de nous, mais de
« Sauve qui peut le Court-métrage ».
Les difficultés que nous rencontrons sont plus d’ordres
humains de cerner les tenants et aboutissants qui font que quoi qu’il
en soit les choses doivent continuer à avancer.
Même si cela n’est pas toujours de nature à nous
convenir.
Il ne faut pas perdre de vue, que le Festival ne prend pas d’engagements
financiers qu’il ne peut respecter. Lorsque l’on commande
quelque chose, c’est que l’on a déjà l’argent
en caisse. Pour revenir à ce que tu disais préalablement
certains d’entres nous sont faites telles qu’indiqué
précédemment…
C’est une adaptation à une problématique, c’est
tout. Puisque l’ensemble des frais à été
prise en charge par la Coopérative de Mai.
Q : Certains spectateurs demande comment rentrer dans les mystères
du Festival ?
R : Aucun problème, qu’il appelle le Festival ( La jetée),
il me demande et en fonction de leurs objectifs j’aviserais,
sans perdre de vue que pour moi c’est un travail d’équipe,
de copains d’abord. Libre à chacun d’avoir ses
convictions personnelles et cela heureusement.
Q : Le constat que l’on peut faire : Où on est le stade
des entrées par rapport à l’année dernières
?
R : Depuis cinq ans, pour ne pas parler de chiffres, à la date
d’hier, malgré la climatologie qui a été
loin de nous être favorable, le nombre d’entrée
varie à mile de plus ou de moins.
Je pense qu’en ce qui concerne 2005, les chiffres seront sensiblement
les mêmes à quelques dizaines d’unités de
ceux de 2004. (Plus au moins 132798 spectateurs).
Q : La capacité des salles en centre de Clermont-Ferrand n’est-elle
pas restreinte ? Et peut-on envisager une extrapolation vers la Coopérative
de Mai, Vulcania ou le Zénith ?
R : Nous sommes modulables et sans que cela soit à l’ordre
du jour, on s’adapte aux capacités des salles avec lesquelles
nous travaillons. Une telle extension poserait des problèmes
de copies de salles non adaptés à la projection, etc.
Donc en conclusion, en ce qui nous concerne ce n’est pas nullement
à l’ordre du jour.
Q : Ne manque-t-il pas quelques chose pour faire un plus par rapport
aux bénévoles, sans qui le Festival passerait du noir
au rouge (rires) ?
R : Nous avons négocier un ensemble avec nos partenaires et
il n’en devenue pas moins évident qu’ils peuvent
acquérir, dans les mêmes conditions que tout un chacun,
l’objet de leur souhait tout en les remerciant évidemment
de ce qu’ils font. Il est évidemment que nous avons une
certaine quantité de places à disposition, nous ne pouvons
aller au-delà.
Il faut que chacun comprenne qu’il doit s’offrir les moyens
de participer à la fête.
Q : L’année dernière, nous avons assisté
à l’ouverture via l’Afrique et certains pays du
Tiers-monde, là nous assistons à une aventure en direction
des payes nordiques, de l’Inde, de l’Asie, encore une
fois comme si l’on voulait donner une emprunte Socio Idéo
Politique aux événements de l’année qui
vient de s’écouler.
Qui a fait que cette année, nous étions à la
limite de l’érotique pornos pour ne pas en dire d’avantage
?
R : Non, en ces films connus pour la fin de ta question, le Festival
n’a pas changé dans ce domaine. Il y en a toujours eu
autant, disons tout simplement, cette année, ils sont peut-être
un peu plus crus.
L’aventure va à la Chine, L’Inde, la Russie, etc.
C’est une volonté d’aventures ouvertures qui nous
paraît profitable.
A la limite, ce n’est pas nous qui sommes changeants ou porteurs
de ce genre de chose. Nous recevons plus de 3000 films, tout cela
va augmente d’années en années, et effectivement
il y a une ouverture en direction des pays de l’Asie.
Mais cela s’avère le jeu « proposition - sélection
» jusqu’à maintenant nous avions beaucoup de difficultés
à avoir des films de ces pays, à part la Chine continentale,
qui est un cinéma à elle seule. Pour nous c’est
la dernière partie du monde à conquérir, puisqu’il
faut utiliser ce terme là, à ceux la vient se greffer
là-dessus le fait du comité de sélection. Pour
nous, il n’est pas question d’interdire les films aux
moins de 12 ans, voir moins de 16 ans.
Nous pensons que le public du Festival, est un public majeur, donc
responsable.
Jacques Curtil, merci de nous avoir confié tes sentiments,
impressions, voir d’avantage.
Sachant que nous n’assisterons pas aux mêmes heures de
clôtures, j’ai comme une prédiction et j’espère
me tromper, et dans ce cas là je m’adresserai à
Claude s’il le veut bien !!.
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